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Conférence-spectacle

Sorcières, gardiennes de la lisière : des bûchers aux féminismes

Cie Nanaqui

Nez crochu, chapeau pointu, armée de son étrange monture, le balai, instrument de la ménagère, la sorcière fait d’abord appel à l’imaginaire des contes de fées de notre enfance. Il s’agit d’une véritable icône populaire. La magie, la sorcellerie tissent des relations avec la nature, les mondes invisibles, le monde des morts. Les sorcières étaient ces « femmes-médecines » qui faisaient le pont entre des mondes et étaient détentrices de pratiques populaires et de savoirs ancestraux. À partir du XVIe, l’église, voulant conquérir les campagnes, a détruit les pratiques païennes en les diabolisant. Commence alors la grande chasse aux sorcières dans toute l’Europe durant laquelle des milliers de femmes sont torturées et brûlées. Cet épisode contribue à confisquer aux femmes leur pouvoir socio-économique. C’est aussi l’époque de la Renaissance durant laquelle émerge la science moderne. Il s’agit d’une véritable révolution culturelle qui se déploie à plusieurs niveaux et qui se sert, entre autres, de l’analogie femme-nature pour asservir, exploiter et dominer l’une et l’autre.

La sorcière est une figure obscure parce que puissante et autonome. Depuis les années 70, les courants féministes se sont emparés de cette figure subversive pour renverser les stéréotypes de genre, s’identifier à une image de mauvaise femme et surtout de femme libre et forte. Aujourd’hui l’image de la sorcière ressurgit au sein des manifestations (WITCH BLOC), mais aussi dans l’univers des séries, comme allégorie du pouvoir des femmes. On la retrouve d’une autre façon chez les écoféministes, qui, en se posant en véritables gardiennes de la lisière entre les mondes, tendent à ranimer les liens entre la nature et culture.

Conception et interprétation : Céline Astrié et Marie Renault
Production : Cie Nanaqui – Co-production : L’Estive scène nationale de Foix et de l’Ariège

+ d’infos : www.compagnienanaqui.com

CALENDRIER

2021-03-16T16:04:52+02:00
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Appel à rassemblement citoyen

L’Estive, scène nationale de Foix et de l’Ariège, se mobilise depuis le début de la crise sanitaire, pour la réouverture des lieux d’art et de culture et la solidarité interprofessionnelle.
Dans une logique de service public, et en conformité avec les directives du ministère de la Culture, l’Estive a poursuivi ses missions, maintenu ses engagements envers les équipes artistiques et préservé autant que possible l’emploi, permanent et intermittent, lié à ses activités.
Après un an de crise, dans un contexte social de plus en plus tendu, alors que l’incompréhension d’un nombre croissant de citoyens se mue en colère et en désespoir, le secteur des arts et de la culture se mobilise, au plan national, et engage des actions, avec les publics, pour demander un calendrier de réouverture des lieux culturels et la défense des droits sociaux de tous les travailleurs intermittents, étudiants et précaires.
L’Estive s’associe au mouvement national « Le printemps est inexorable » - référence à une citation de Pablo Neruda reprise récemment par la ministre de la Culture - et à la mobilisation lancée par les syndicats du secteur culturel (Syndeac, SNSP, SMA, Prodiss, la Fédération des Arts de la Rue…).

Dans le cadre de l’association des scènes nationales d’une part et du Syndeac, syndicat auquel elle adhère d’autre part, l’Estive s‘est déjà associée à un certain nombre d’actions communes :
- La lettre envoyée au gouvernement pour la réouverture des lieux culturels le 21 novembre 2020, renvoyée fin février 2021 : « Trois mois après, nous sommes toujours prêts ! »
- Le soutien au référé-liberté pour la réouverture des lieux culturels, porté par le Syndeac et d’autres syndicats fin 2020.
- La déclaration pour la réouverture de tous les lieux culturels recevant du public du 17 février 2021, signée par le Syndeac et d’autres syndicats et cosignée par de nombreux élus, dont Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.
Conscients et responsables face à la crise qui nous frappe tous, nous affirmons la nécessité d’agir et d’apporter des perspectives claires pour l’avenir de notre secteur : pour les artistes, pour les technicien.ne.s intermittent.e.s et les compagnies indépendantes dont la pratique et les droits sont menacés, pour la jeunesse et les étudiant.e.s précarisé.e.s, pour le respect des droits culturels, pour un service public de l’art et de la culture que l’État doit préserver sur la durée, comme tous les autres services publics.

SPECTATEUR·TRICE·S, ARTISTES, PROFESSIONNEL·LE·S DE LA CULTURE, ÉLU·E·S LOCAUX·ALES, CITOYEN·ENNE·S
RASSEMBLONS-NOUS POUR AFFIRMER LA PLACE NECESSAIRE DES ARTS ET DE LA CULTURE DANS NOTRE SOCIETE.
Chacun est invité à venir avec une fleur en signe de soutien au printemps de la culture.

Ce rassemblement devra se tenir dans le strict respect des protocoles sanitaires en vigueur : distanciations, port du masque obligatoire et gel hydroalcoolique.

Solidairement votre,
L'équipe de l'Estive
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