Je suis Fassbinder – Groupe Merci | L'Estive

Théâtre (création) (dès 14 ans)

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Je suis Fassbinder – Groupe Merci


Un regard braqué à bout portant sur les artistes, la politique de l’Allemagne, de la France et de notre si chère Europe.

Avec Trust (présenté à l’Estive en 2015) Falk Richter faisait un récit de lui-même face au monde.
Dans Je suis Fassbinder il est à nouveau question de l’artiste et de son engagement critique face à son temps.
Lui et la même troupe d’artistes vont tenter de « se glisser dans la peau de R.W. Fassbinder », leur modèle d’artiste engagé politiquement.
En héritiers d’une culture critique ils se rêvent révolutionnaires. Leur crédo : « nous ne voulons pas seulement “montrer” le monde mais “le transformer” ».

Mais que voudrait dire « être Fassbinder » aujourd’hui ?
Est-ce encore possible d’incarner par l’art le combat violemment critique qu’il porta ?
Le courage de l’artiste existe-t-il encore, sous quelle forme ?
Je suis Fassbinder est un regard braqué à bout portant sur les artistes, la politique de l’Allemagne, de la France et de notre si chère Europe.

 

 

Teaser Je suis Fassbinder – création au ThéâtredelaCité, 9 janvier 2019 de Groupe Merci.

 



Groupe Merci

Depuis plus de vingt ans le groupe Merci produit des spectacles atypiques issus de textes et de poèmes d’auteurs vivants.
Ces textes, par leur forme fragmentée et leur contenu tragique, témoignent de la perte de nos valeurs et de ce qui menace notre destinée collective.
Nous avons souhaité donner une suite à notre spectacle Trust créé en 2014 en montant de nouveau une pièce de cet auteur extraordinaire : Falk Richter.
Il sait si bien ouvrir la “boîte noire”, celle de la psyché contemporaine, et raconter notre identité altérée – notamment aujourd’hui – par la peur, la peur de l’insécurité, la peur de l’étranger, la peur de l’effondrement du système financier, la peur du terrorisme… et de la catastrophe qui s’en suit : la montée partout des intégrismes d’extrême droite.

 

 

À propos du texte

En 1977, à la suite des actes terroristes de la Fraction armée rouge, également surnommée « bande à Baader », on assiste à une résurgence inquiétante de l’idéologie fasciste. La peur dévore l’âme des allemands. L’hystérie sécuritaire contre les terroristes, les étrangers et tous les « déviants » (les marginaux, les homosexuels etc.) s’accélère.
C’est alors que Fassbinder réalise un court métrage très provocant (faisant partie d’un film collectif) : « L’Allemagne en automne ».
Dans une première partie, on découvre ses ébats au lit avec son amant où s’entremêlent des échanges violents sur les évènements. Dans la seconde partie on assiste à une conversation étrange avec sa mère : celle-ci totalement choquée par cet acte terroriste exprime (comme beaucoup d’allemands) son souhait de voir se réactiver la peine de mort. Fassbinder choqué par cette opinion lui demande ce qui serait alors juste pour l’Allemagne.
Elle répond qu’elle souhaite le retour d’un homme fort, et qui ait « enfin » de l’autorité, mais qui soit « gentil » !
On peut trouver des similitudes inquiétantes en comparant l’Europe d’aujourd’hui avec l’Allemagne post-fasciste de 1977.
Falk Richter, dans « Je suis Fassbinder » évoque les nouveaux courants d’extrême droite qui se développent partout sur notre continent.
Comment est-il possible aujourd’hui (et notamment en France, qui se veut un modèle d’humanisme), que des hommes de pouvoir propagent des conceptions rétrogrades sur la famille, les femmes, les homosexuels, et les réfugiés politiques ?
Comment est-il possible que ressurgisse un racisme si obscène ? Que la peur de l’étranger soit si virulente ?
Comment se fait-il que la croyance en l’homme (ou en la femme) providentiel(le), après l’expérience de la catastrophe nazie, soit de nouveau réactivée ?

Falk Richter, dans un exercice d’admiration, questionne (avec humour) Rainer Fassbinder, modèle d’un artiste « engagé politiquement », et dont la parole transgressive nous secoue encore.

 

 

 



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Production : Groupe Merci
Coproductions : Le ThéâtredelaCité CDN Toulouse Occitanie ; Les Pronomade(s) en Haute Garonne, Centre National des Arts de la Rue ; Le Parvis, scène Nationale Tarbes-Pyrénées ; L’Estive, scène nationale de Foix et de l’Ariège.
Soutien : Ville de Toulouse, Conseil départemental de la Haute-Garonne,
SPEDIDAM (société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées)

Le Groupe Merci est conventionné par la Drac Occitanie, la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée & la Ville de Toulouse.

Remerciements : Tom CHERTIER

Crédit photo : © Luc Jennepin et © Philippe Grollier pour la photo du Groupe Merci

Dates

mercredi 22 mai 2019

à 20h45 à L'Estive de Foix
Durée : 1h30 - Tarif : B

jeudi 23 mai 2019

à 20h45 à L'Estive de Foix
Durée : 1h30 - Tarif : B

Distribution

Texte Falk Richter
Traduit de l’allemand par Anne Monfort, L’Arche Éditeur, coll. scène ouverte, 2016 (L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté)

Une création du Groupe Merci Objet nocturne n°28

Mise en scène et conception Solange Oswald, Joël Fesel
Dramaturgie Marie-Laure Hée
Création vidéo et lumière Raphaël Sevet
Création musicale, son Boris Billier
Régie générale Silvio Martini et Cinthia Corot (en alternance)
Prises de vues Samuel Brien
Accessoiriste Louise Aussibal
Administration Aurore Carpentier
Production et diffusion Céline Maufra
Avec Catherine Beilin, Georges Campagnac, Pierre-Jean Étienne, Ghislaine Maucorps, Marc Ravayrol