Théâtre

Invisibles

Nasser Djemaï

Driss, Hamid, Majid, Shériff et El-Hadj, tous les cinq Algériens, habitent au foyer Sonaccotra. Ce sont des « Chibanis », c’est-à-dire des « cheveux blancs » en arabe. Venus travailler en France pendant les Trente Glorieuses, ces hommes ont passé leur existence loin des leurs.

Un jour, Martin, jeune Français à la recherche de son père, fait irruption dans la vie de ces émigrés taiseux, désormais retraités. Seuls, repliés sur eux-mêmes, ils regardent la vie passer dans leur chambre de 5 mètres carrés. Sans retour possible au pays, ils semblent condamnés à rester en France.
Martin, peu à peu, dénoue les langues, fait surgir les secrets. Fils sans père, il en trouve ici plusieurs. Les Chibanis racontent. Des petits moments de vie vont s’articuler pour bientôt recomposer l’histoire de chacun, au plus profond de leur intimité. C’est drôle, touchant, parfois cru, mais ponctué d’autodérision. Leur quête d’identité résonne avec celle des générations qui les suivent, toujours prises entre deux cultures, et plus largement avec ce que recouvre l’identité française aujourd’hui.

Invisibles est le deuxième volet d’une trilogie intitulée Présence/Absence. L’auteur et metteur en scène Nasser Djemaï a collecté les souvenirs de son père et mené un travail documentaire au sein de foyers d’anciens ouvriers, de cafés et de mosquées, pour reconstruire la mémoire de ces hommes seuls et « invisibles parce que continuellement interchangeables dans l’inconscient collectif ».

La qualité et la profondeur des témoignages recueillis contribuent à insuffler au spectacle une aura de vérité bien vivante, loin de tout misérabilisme. Un travail de mémoire nécessaire, porté par des comédiens d’une trés grande justesse.

Un bus gratuit est mis en place au départ de Saint-Girons. Rendez-vous devant l’Espace Multimodal pour un départ à 19h.
Tarifs pour les utilisateurs du bus : 15€ et 10€(Collégiens, lycéens, étudiants, RSA)
Réservations auprès de l’Office de Tourisme de Saint-Girons : 05 61 96 26 60

Avec la commune de Saint-Girons

Texte et mise en scène : Nasser Djemaï
Dramaturgie : Natacha Diet
Assistant à la mise en scène : Clotilde Gueldry

Avec : Martin David Arribe, Majid Angelo Aybar, El Hadj Azzedine Bouayad, Hamid Azize Kabouche, Shériff Kader Kada, Driss Lounès Tazaïrt ;  avec la participation de : Chantal Mutel

Créateurs :
Lumière : Renaud Lagier
Son : Frédéric Minière & Alexandre Meyer
Vidéo : Quentin de Courtis
Scénographie : Michel Gueldry
Costumes : Marion Mercier assistée d’Olivia Ledoux
Maquillage : Sylvie Giudicelli

Production : Compagnie Nasser Djemaï

Directrice de production : Céline Martinet

Responsable de diffusion : Fadhila Mas

Coproduction MC2 : Grenoble, Maison de la Culture de Bourges, Le Granit – Scène nationale de Belfort, Théâtre Liberté de Toulon, Théâtre Vidy-Lausanne.

Avec le soutien du Domaine d’Ô – Domaine d’art et de culture de Montpellier, du Sémaphore de Cébazat et du CENTQUATRE – Paris pour l’accueil en résidence.

Recueil de la parole en collaboration avec l’Association Fraternité – Tesseire de Grenoble et le foyer ADOMA de Grenoble D’Cap d’Echirolles.

Le texte Invisibles, la tragédie des chibanis a reçu l’aide à la création du Centre National du Théâtre, le soutien de la SACD à l’auteur, et celui de l’association Beaumarchais. Il est publié aux éditions Actes Sud Papiers. Ce projet a bénéficié du dispositif SACD et SYNDEAC.

La Compagnie Nasser Djemaï est conventionnée par le ministère de la Culture – D.R.A.C.

Auvergne-Rhône-Alpes au titre du dispositif compagnies à rayonnement national et international. Elle est également subventionnée par la Région Auvergne- Rhône-Alpes, le Conseil départemental de l’Isère et la Ville de Grenoble.

Photographies : © Philippe Delacroix

CALENDRIER

Vendredi 06 mars 2020
20h30
à l'Estive
Durée : 1h40
Tarif Jaune

Réserver

DÈS 12 ANS

Co-voiturage
2020-02-13T17:53:28+02:00
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Appel à rassemblement citoyen

L’Estive, scène nationale de Foix et de l’Ariège, se mobilise depuis le début de la crise sanitaire, pour la réouverture des lieux d’art et de culture et la solidarité interprofessionnelle.
Dans une logique de service public, et en conformité avec les directives du ministère de la Culture, l’Estive a poursuivi ses missions, maintenu ses engagements envers les équipes artistiques et préservé autant que possible l’emploi, permanent et intermittent, lié à ses activités.
Après un an de crise, dans un contexte social de plus en plus tendu, alors que l’incompréhension d’un nombre croissant de citoyens se mue en colère et en désespoir, le secteur des arts et de la culture se mobilise, au plan national, et engage des actions, avec les publics, pour demander un calendrier de réouverture des lieux culturels et la défense des droits sociaux de tous les travailleurs intermittents, étudiants et précaires.
L’Estive s’associe au mouvement national « Le printemps est inexorable » - référence à une citation de Pablo Neruda reprise récemment par la ministre de la Culture - et à la mobilisation lancée par les syndicats du secteur culturel (Syndeac, SNSP, SMA, Prodiss, la Fédération des Arts de la Rue…).

Dans le cadre de l’association des scènes nationales d’une part et du Syndeac, syndicat auquel elle adhère d’autre part, l’Estive s‘est déjà associée à un certain nombre d’actions communes :
- La lettre envoyée au gouvernement pour la réouverture des lieux culturels le 21 novembre 2020, renvoyée fin février 2021 : « Trois mois après, nous sommes toujours prêts ! »
- Le soutien au référé-liberté pour la réouverture des lieux culturels, porté par le Syndeac et d’autres syndicats fin 2020.
- La déclaration pour la réouverture de tous les lieux culturels recevant du public du 17 février 2021, signée par le Syndeac et d’autres syndicats et cosignée par de nombreux élus, dont Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.
Conscients et responsables face à la crise qui nous frappe tous, nous affirmons la nécessité d’agir et d’apporter des perspectives claires pour l’avenir de notre secteur : pour les artistes, pour les technicien.ne.s intermittent.e.s et les compagnies indépendantes dont la pratique et les droits sont menacés, pour la jeunesse et les étudiant.e.s précarisé.e.s, pour le respect des droits culturels, pour un service public de l’art et de la culture que l’État doit préserver sur la durée, comme tous les autres services publics.

SPECTATEUR·TRICE·S, ARTISTES, PROFESSIONNEL·LE·S DE LA CULTURE, ÉLU·E·S LOCAUX·ALES, CITOYEN·ENNE·S
RASSEMBLONS-NOUS POUR AFFIRMER LA PLACE NECESSAIRE DES ARTS ET DE LA CULTURE DANS NOTRE SOCIETE.
Chacun est invité à venir avec une fleur en signe de soutien au printemps de la culture.

Ce rassemblement devra se tenir dans le strict respect des protocoles sanitaires en vigueur : distanciations, port du masque obligatoire et gel hydroalcoolique.

Solidairement votre,
L'équipe de l'Estive
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